Bas de contention pour varices : comment bien les choisir

Bas de contention pour varices : comment bien les choisir

Rédigé par le Dr Hamza Taous, chirurgien vasculaire et endovasculaire à Tanger – Mis à jour le 17 octobre 2026

Les bas de contention sont l’un des traitements les plus simples et les plus accessibles des varices et de l’insuffisance veineuse. Pourtant, entre les classes de compression, les modèles vendus en pharmacie et les questions pratiques sur les mesures ou l’entretien, beaucoup de patients ne savent pas lesquels choisir.
Au cabinet du Dr Taous à Tanger, la prescription de bas de contention fait partie de presque toutes les consultations pour varices. Ce guide vous explique comment choisir des bas réellement adaptés à votre situation.

Pourquoi porter des bas de contention en cas de varices ?

Lorsque les veines des jambes fonctionnent mal, le sang stagne au lieu de remonter vers le cœur. Cette stagnation explique les symptômes typiques : jambes lourdes, gonflements, douleurs en fin de journée et, à terme, complications de la peau.
Les bas de contention exercent une pression qui aide le sang à circuler dans le bon sens. Ils ne font pas disparaître les varices existantes, mais ils permettent de :

Ils sont utiles à presque tous les stades, des simples jambes lourdes aux formes avancées. Pour comprendre l’évolution de la maladie, lisez notre article Insuffisance veineuse chronique : symptômes et traitement.

Comment fonctionne la compression veineuse ?

Un bas de contention médical exerce une pression dégressive : plus forte à la cheville, puis de plus en plus faible en remontant. Ce gradient renforce l’action naturelle de la pompe du mollet et aide le sang à remonter au lieu de stagner.
Concrètement, la compression :

C’est cette pression calibrée qui distingue un bas médical d’une simple chaussette de sport dite « compressive ».

Les classes de compression : laquelle pour vous ?

Les bas sont classés selon la pression exercée à la cheville, mesurée en mmHg (millimètres de mercure) :
Classe Pression à la cheville Indications habituelles
Classe I 10 à 15 mmHg Prévention : métier debout, début de grossesse, longs trajets ; jambes lourdes occasionnelles sans varices
Classe II 15 à 20 mmHg La plus prescrite : varices débutantes à modérées, insuffisance veineuse légère, suivi après traitement des varices
Classe III 20 à 36 mmHg Formes avancées, œdèmes importants, après certaines interventions, après une phlébite
Classe IV plus de 36 mmHg Situations particulières (lymphœdème sévère), toujours avec un suivi médical rapproché

La classe doit toujours être prescrite par un médecin selon le stade de la maladie. Une compression trop faible est inefficace ; trop forte, elle devient inconfortable ou dangereuse.

Quand la compression est-elle déconseillée ?

Avant de prescrire une compression forte, le médecin vérifie la circulation des artères. En cas d’artériopathie sévère des jambes, la compression peut aggraver le manque de sang dans le pied. C’est pourquoi on contrôle les pouls et, si besoin, l’IPS (index de pression systolique) avant de prescrire. Une attention particulière est aussi portée aux patients diabétiques.

Chaussettes, bas cuisse ou collants ?

Le format se choisit selon la zone atteinte, votre confort et votre mode de vie :
À Tanger, en été, les chaussettes sont souvent mieux tolérées que les bas cuisse ou les collants. Il existe aussi des modèles en fibres plus fines et respirantes : parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien plutôt que d’arrêter de les porter.

Contention ou compression : quelle différence ?

Ces deux mots sont souvent confondus :

Dans le langage courant, on dit « bas de contention » pour parler de bas de compression. Connaître la différence aide à comprendre les explications de votre médecin ou pharmacien.

Comment prendre ses mesures correctement

Un bas trop grand est inefficace ; trop serré à un endroit, il peut faire garrot. Les mesures se prennent le matin, idéalement au lever, quand les jambes sont le moins gonflées. Le pharmacien mesure en général :
Ces mesures sont comparées au tableau des tailles de la marque, qui varie d’un fabricant à l’autre. Faites-les prendre en pharmacie plutôt que de choisir une taille au jugé.

Comment enfiler ses bas de contention : astuces pratiques

L’enfilage peut sembler difficile au début. Ces astuces le facilitent :
Si l’enfilage reste difficile, notamment chez les personnes âgées, un infirmier à domicile peut aider, surtout pour les classes élevées.

Combien de temps par jour les porter ?

En règle générale, on porte les bas toute la journée, du lever au coucher : c’est debout ou assis que la pression dans les veines est la plus forte. On les retire le soir, sauf avis médical contraire.
Après une sclérothérapie, une radiofréquence ou une chirurgie, le port est souvent prescrit de façon plus stricte pendant plusieurs semaines. Après une phlébite , la compression aide aussi à prévenir les séquelles : suivez la durée indiquée par votre médecin.

Entretien et durée de vie des bas

Un bas de contention perd de son élasticité avec le temps et les lavages. Pour le faire durer :
Un bas médical reste efficace environ 3 à 6 mois en usage quotidien. Au-delà, la compression diminue même si le bas paraît intact : il faut le remplacer.

Bas de contention : sont-ils remboursés au Maroc ?

Au Maroc, le remboursement des dispositifs médicaux comme les bas de contention dépend de votre couverture (AMO gérée par la CNSS ou la CNOPS, mutuelle complémentaire) et des listes de dispositifs admis au remboursement. Une prescription médicale, et parfois une demande d’accord préalable, peut être nécessaire.
Les taux et les documents demandés pouvant changer, nous vous conseillons de :

Notre équipe peut vous orienter dans ces démarches lors de votre consultation.

Les bas de contention suffisent-ils ?

Tout dépend du stade de la maladie :
Tout dépend du Les bas sont donc une partie du traitement, pas une solution isolée. Seul un chirurgien vasculaire peut dire, après examen et échodoppler, s’ils suffisent dans votre cas. de la maladie :

Consultation et prescription à Tanger

Le Dr Hamza Taous, chirurgien vasculaire à Tanger, évalue le stade de votre maladie veineuse par examen et échodoppler, puis prescrit la compression adaptée et, si besoin, le traitement des varices.

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Questions fréquentes sur les bas de contention

Peut-on dormir avec ses bas de contention ?

En général, non : on les retire le soir, car allongé la pression dans les veines baisse. Le port la nuit n’est utile que sur avis médical, par exemple chez une personne alitée à risque de phlébite.

Les bas de contention font-ils disparaître les varices ?

Non. Ils soulagent les symptômes et freinent l’aggravation, mais ne suppriment pas les varices déjà présentes. Pour les faire disparaître, il faut un traitement comme la sclérothérapie, la radiofréquence ou la chirurgie.

Quelle classe de compression choisir pour des jambes lourdes ?

Pour des jambes lourdes sans varices, une classe I suffit souvent ; en cas de varices, la classe II est la plus prescrite. La bonne classe dépend de votre examen : demandez une prescription plutôt que de choisir seul.

Tous les combien faut-il changer ses bas de contention ?

Environ tous les 3 à 6 mois en usage quotidien. Après ce délai, ils serrent moins même s’ils paraissent en bon état.

Peut-on porter des bas de contention pendant la grossesse ?

Oui, ils sont même recommandés en cas de jambes lourdes ou de varices pendant la grossesse. Les collants de maternité sont souvent les plus confortables.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas une consultation médicale.